Fatalité

Dieu est le nom que certains donnent à la fatalité. Mais la fatalité n’est pas un dieu. Pour preuve, elle existe.

Et s’il est stérile de l’idolâtrer ou de la craindre, il est utile en revanche d’apprendre à la connaître pour en déceler les discontinuités, car elles sont les seules portes vers une certaine forme de liberté.

Lorsqu’on en a le luxe, s’entend.

Voilà

Ce que je m’échine à bafouiller depuis longtemps, ce que j’entends par « invisibilisation du genre », voilà, elle le dit bien mieux que moi.

Laissons le genre à sa place dans la vie de nos sociétés.

Ce qui n’a rien à voir avec la scandaleuse invisibilisation des femmes dans l’histoire, de l’humanité, de la science, de la culture, etc., ni avec la prise en compte poussive du sexe dans les questions de santé, par exemple.

Mais du coup…

Peut-on avoir raison d’avoir tort ?
L’anarchisme de droite n’est-il pas juste une immense escroquerie intellectuelle ?
N’est-il pas dommage que les escargots n’aient pas de pomme d’Adam ?
Peut-il y avoir des réponses intelligentes aux questions stupides ?

Et pourquoi 42 ?

iel a parlé

On devrait apprendre à mieux penser avant d’apprendre à mieux parler…

Je n’ai pas besoin d’être convaincue du pouvoir des mots. Non, vraiment, pas moi.

Et j’ai déjà exprimé mon point de vue sur l’inclusion dans l’écriture (ici).

Encore faudrait-il ne pas oublier que les mots se forment dans l’esprit avant de passer sur nos lèvres.

Toute personne doit pouvoir décider, pour ce qui la concerne, du pronom utilisé pour la désigner, « iel » inclus si c’est là que va sa préférence, mais sans nécessairement s’y limiter.

Pour le reste du débat, je ne peux que me répéter : contre l’exclusion, l’invisibilisation de quelque genre ou non-genre que ce soit, la solution ne peut être que l’exclusion, l’invisibilisation, l’indifférence au genre en général.

Liberté.

« Liberté ! Liberté de ne pas me faire vacciner ! Liberté de ne pas porter de masque ! Liberté de choisir parmi les règles de la société celles que je souhaite respecter ! »

Liberté de nuire ?

C’est aussi au nom de leur sacro-sainte liberté individuelle qu’un certain nombre d’américains revendiquent leur droit à détenir des armes à feu.

Certaines libertés sont mortifères.

La liberté absolue de l’individu est une dictature imposée à autrui.
Souvenez-vous, vous avez appris ça quand vous étiez petits : la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres.
Ça s’appelle « faire société ».

Refuser l’idée que notre liberté puisse avoir des limites, ça s’appelle être un sale gosse tyrannique. S’obstiner à le faire jusqu’à la violence, ça s’appelle être sociopathe.